Rouen

Patrimoine de la Bretagne et du Mont-Saint-Michel

Laissez-vous porter par l'univers féerique du Mont-Saint-Michel et de la Bretagne, en explorant ses paysages maritimes empreints de magie.

Full Day
100 €100 €

Points forts

  • -Explorez les rues et les fortifications du Mont-Saint-Michel.
  • -Découvrez l'abbaye sacrée et ses légendes médiévales.
  • -Découvrez la riche histoire de la Normandie et de la Bretagne.
  • -Savourez un authentique Calvados face à la mer.

Galerie

Le château de Saint-Malo et ses remparts fortifiés
Le jardin du cloître de l'abbaye du Mont-Saint-Michel
Salle voûtée gothique de l'abbaye du Mont-Saint-Michel
Panier d'osier rempli de bouteilles de calvados
Le Mont-Saint-Michel au loin, par-delà les prés
Vue panoramique du Mont-Saint-Michel
La place Sainte-Anne à Rennes

À propos de cette expérience

Le chauffeur et le guide viendront chercher les clients à leur hôtel ou à leur résidence. En chemin, le guide présentera le patrimoine régional de la Normandie, sa gastronomie et ses traditions.

Le guide flânera avec les clients dans la ville ancienne du Mont-Saint-Michel, en leur expliquant le patrimoine de ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et la manière dont il est parvenu à forger son caractère unique. Ensuite, les clients exploreront les secrets les mieux gardés de l'un des sites les plus visités de France. Mont-Saint-Michel – Le lieu fut primitivement fondé par un ermite irlandais, qui rassembla autour de lui des fidèles de la communauté locale. Aux VIe et VIIe siècles, le Mont-Saint-Michel servit de place forte armoricaine de la culture et du pouvoir gallo-romains, jusqu'à son pillage par les Francs, qui mit fin à la culture transmanche subsistant depuis le départ des Romains en 460. Du Ve au VIIIe siècle environ, le Mont-Saint-Michel appartint au territoire de la Neustrie et, au début du IXe siècle, il constituait un point important des marches de Neustrie. Avant la construction du premier établissement monastique au VIIIe siècle, l'île s'appelait Mont Tombe (en latin : tumba).

Selon une légende, l'archange Michel apparut en 708 à Aubert d'Avranches, évêque d'Avranches, et lui ordonna de bâtir une église sur l'îlot rocheux. Incapable de défendre son royaume contre les assauts des Vikings, le roi des Francs accepta de céder la péninsule du Cotentin et l'Avranchin, dont le Mont-Saint-Michel traditionnellement rattaché à la ville d'Avranches, aux Bretons par le traité de Compiègne (867). Ce fut le début d'une brève période de possession bretonne du Mont. En réalité, ces terres et le Mont-Saint-Michel ne firent jamais réellement partie du duché de Bretagne et demeurèrent des évêchés indépendants du nouvel archevêché breton de Dol. Lorsque Rollon confirma Franco comme archevêque de Rouen, ces dépendances traditionnelles de l'archevêché de Rouen lui demeurèrent rattachées. Le Mont retrouva une importance stratégique en 933, lorsque Guillaume Longue-Épée annexa la péninsule du Cotentin au duché de Bretagne affaibli. Le Mont fit alors définitivement partie de la Normandie, et il figure sur la tapisserie de Bayeux, qui commémore la conquête normande de l'Angleterre en 1066. 

Harold Godwinson y est représenté secourant deux chevaliers normands pris dans les sables mouvants de l'estran lors d'une bataille contre Conan II, duc de Bretagne. Le mécénat ducal normand finança dans les siècles suivants la spectaculaire architecture normande de l'abbaye. En 1067, le monastère du Mont-Saint-Michel apporta son soutien à Guillaume le Conquérant dans sa revendication du trône d'Angleterre. Celui-ci le récompensa par des propriétés et des terres sur la rive anglaise de la Manche, dont une petite île au large du sud-ouest des Cornouailles, inspirée du Mont et devenue un prieuré normand nommé St Michael's Mount, à Penzance. Pendant la guerre de Cent Ans, le royaume d'Angleterre multiplia les assauts contre l'île sans parvenir à s'en emparer, grâce aux fortifications améliorées de l'abbaye. Les Anglais assiégèrent d'abord le Mont en 1423-1424, puis à nouveau en 1433-1434 avec des forces commandées par Thomas de Scales, 7e baron Scales. Deux bombardes en fer forgé que Scales abandonna en levant le siège sont encore sur place : on les connaît sous le nom de Michelettes. La résolution de la résistance du Mont-Saint-Michel inspira les Français, et notamment Jeanne d'Arc.

Lorsque Louis XI fonda l'ordre de Saint-Michel en 1469, il souhaitait que l'église abbatiale du Mont-Saint-Michel devînt la chapelle de l'ordre, mais, en raison de son grand éloignement de Paris, cette intention ne put jamais se réaliser. La richesse et l'influence de l'abbaye s'étendirent à de nombreuses fondations filles, dont St Michael's Mount, dans les Cornouailles. Cependant, sa popularité et son prestige comme centre de pèlerinage déclinèrent avec la Réforme, et à l'époque de la Révolution française, il ne restait guère de moines en résidence. L'abbaye fut fermée et convertie en prison, d'abord pour détenir les opposants cléricaux au régime républicain. Des prisonniers politiques de haut rang suivirent, mais dès 1836, des figures influentes, dont Victor Hugo, avaient lancé une campagne pour restaurer ce qui était considéré comme un trésor architectural national. La prison ferma définitivement en 1863.

En 1872, l'architecte français des monuments historiques et hautement décoré Édouard Corroyer fut chargé d'évaluer l'état du Mont. Il lui fallut environ deux ans pour convaincre son ministre de classer le Mont-Saint-Michel monument historique, ce qui fut officiellement proclamé en 1874. Dès lors, cet architecte hautement qualifié et instruit, membre de l'Académie des beaux-arts, se consacra entièrement à la restauration de « la Merveille ». Sous sa direction, des travaux gigantesques furent engagés, en commençant par les plus urgents. Édouard Corroyer consacra quinze années de sa vie à cette œuvre et écrivit quatre ouvrages sur l'édifice. Le nom d'Édouard Corroyer reste à jamais attaché à la « résurrection » du Mont-Saint-Michel. Le Mont-Saint-Michel et sa baie furent inscrits en 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, au titre de critères tels que leur importance culturelle, historique et architecturale, ainsi que leur beauté, tant naturelle qu'œuvre de l'homme.

Après leur déjeuner, le guide conduira les clients par de raides escaliers jusqu'à l'abbaye du Mont-Saint-Michel, en expliquant son histoire et combien elle demeure essentielle au Mont-Saint-Michel aujourd'hui. Abbaye du Mont-Saint-Michel – Le premier texte mentionnant une abbaye est le texte latin du IXe siècle Revelatio ecclesiae sancti Michaelis in monte Tumba, rédigé par un chanoine vivant au Mont-Saint-Michel ou à la cathédrale Saint-André d'Avranches. Ce texte fut écrit au moment d'une lutte de pouvoir entre la Bretagne et le comté de Normandie contre la Francie, ainsi que durant les réformes du droit canonique menées par les empereurs romains. Lorsque le christianisme se répandit dans la région, vers le IVe siècle, le Mont Tombe – nom originel du Mont-Saint-Michel – faisait partie du diocèse d'Avranches.

Vers le milieu du VIe siècle, le christianisme était plus fortement implanté dans la baie. À cette époque, le Mont Tombe était peuplé de dévots : des ermites (sans doute quelques moines celtes) pourvus par le curé d'Astériac, qui veillaient sur le site et menaient une vie contemplative autour de quelques oratoires. Les ermites Saint Pair et Saint Seubilion dédièrent l'un des oratoires à Saint Étienne, à mi-hauteur du Mont, et un autre à Saint Symphorien, au pied du rocher.

En 710, le Mont Tombe fut rebaptisé Mont Saint-Michel au péril de la mer après qu'un oratoire eut été érigé en l'honneur de Saint Michel par l'évêque Saint Aubert d'Avranches en 708. Selon la légende, Aubert reçut, pendant son sommeil et à trois reprises, l'ordre de Saint Michel d'ériger un oratoire sur le Mont Tombe. L'archange aurait laissé l'empreinte de son doigt sur le crâne d'Aubert. Ce crâne est présenté à la basilique Saint-Gervais d'Avranches avec cette cicatrice. Selon l'archange, ce sanctuaire devait être une réplique du Gargano, en Italie (du Ve siècle). Aubert fit retirer une relique religieuse locale et fit édifier à la place un sanctuaire circulaire en pierres sèches.

Vers 708, Aubert envoya deux moines chercher des reliques au sanctuaire italien du Gargano (un rocher portant l'empreinte de son pied et un fragment de tissu de l'autel). Durant cette mission, le tsunami de mars 709 est censé avoir détruit la forêt de Scissy et fait du Mont une île. Le 16 octobre 709, l'évêque dédia l'église et y institua douze chanoines. Le Mont-Saint-Michel était né. Les restes de l'oratoire furent retrouvés dans la chapelle Notre-Dame-Sous-Terre. Ce sanctuaire contenait le tombeau d'Aubert et très probablement les reliques rapportées du Gargano. La chapelle Notre-Dame-Sous-Terre se trouve aujourd'hui sous la nef de l'église abbatiale. Les premiers bâtiments devinrent trop petits et, sous l'Empire romain d'Occident, plusieurs constructions furent ajoutées. Charlemagne choisit Saint Michel comme protecteur de son empire au IXe siècle et tenta de faire rebaptiser le lieu Mont-Saint-Michel, mais au Moyen Âge on l'appelait habituellement Saint-Michel-aux-Deux-Tombes (Saint Michel aux deux tombeaux) (Mons Sancti Michaelis in periculo maris, en référence à Tombelaine). Avant la deuxième découverte, le guide accordera aux clients 30 minutes de temps libre pour le déjeuner.

Ensuite, les clients profiteront d'une dégustation de calvados face à l'île du Mont-Saint-Michel, pour une vue magnifique. Le calvados normand : les vergers de pommiers et les brasseurs de cidre sont mentionnés dès le VIIIe siècle par Charlemagne. Le premier témoignage connu de distillation normande fut établi par l'écuyer Gilles de Gouberville en 1553, et la guilde de distillation du cidre fut créée environ 50 ans plus tard, en 1606. Au XVIIe siècle, les fermes cidricoles traditionnelles se développèrent, mais la taxation et l'interdiction des eaux-de-vie de cidre furent appliquées partout ailleurs qu'en Bretagne, dans le Maine et en Normandie. La zone appelée « Calvados » fut créée après la Révolution française, mais l'eau-de-vie de cidre était déjà communément appelée calvados.

Au XIXe siècle, la production augmenta avec la distillation industrielle et la mode du café-calva chez la classe ouvrière. Lorsqu'une épidémie de phylloxéra, dans le dernier quart du XIXe siècle, dévasta les vignobles de la France et de l'Europe, le calvados connut un « âge d'or ». Pendant la Première Guerre mondiale, l'eau-de-vie de cidre fut réquisitionnée pour l'armement en raison de sa teneur en alcool. Les règlements de l'appellation contrôlée ont officiellement donné au calvados un nom protégé en 1942. Après la guerre, de nombreuses maisons cidricoles et distilleries furent reconstruites, principalement dans le Pays d'Auge. Nombre des structures fermières traditionnelles furent remplacées par une agriculture moderne à haut rendement. Le système d'appellation du calvados fut révisé en 1984 et 1996. Le pommeau obtint sa reconnaissance en 1991 ; en 1997, une appellation fut créée pour le Domfront avec 30 % de poires.

Le chauffeur et le guide ramèneront les clients à leur hôtel ou à leur résidence.

Vous aimerez aussi